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Le châtelet
d’entrée constituait un puissant réduit de plan carré. Il
était flanqué sur sa face ouest de deux tours cylindriques
engagées qui encadraient le pont levis. La tour de droite a
disparu de moitié, victime de son utilisation en carrière au début
du XIX° siècle. Les départs de mâchicoulis
subsistent. La tour de gauche est arasée au niveau du
premier niveau.
Elle conserve au rez de chaussée une salle voûtée sur
croisée d’ogives munie d’une cheminée et de deux
meurtrières.
Les
murs des courtines mesurent trois mètres d’épaisseur et ceux
des tours un mètre cinquante. Ils sont constitués en parements
de pierres taillées en craie avec un soubassement en gré.
L’intérieur est fait d’un blocage de silex et de moellons
de craie maçonnés.
Les appareillages extérieurs sont réguliers et de taille soignée
ce qui nous confirme sa construction dans le dernier tiers du
XIV° siècle.
Son
histoire se résume principalement au moment de la guerre de
cent ans.
Détruit
en 1358 par les Abbevillois pour éviter qu’il ne tombe aux
mains des Anglo-Bourguignons, il était une des places
tenues en Ponthieu par les Dauphinois de Jacques d’Harcourt.
Mais il tombe aux mains des Anglo-Bourguignons en 1421, il est
repris par Jacques d’Harcourt et aussitôt repris puis
« désolé » en juillet 1421 par Philippe le Bon. Il
semble qu’il n’ait été restauré qu’après le traité
d’Arras de 1435. En 1436 Jean d’Eaucourt y réside.En 1440,
il est surpris et pillé par les « écorcheurs »
conduits par Pierre Renaud, frère bâtard de la Hire, puis
rendu à Jean D’Offignies.
Utilisé
par la Ligue en 1589, il est inhabité au XVIII° siècle. Il
tombe irrémédiablement en ruine à partir de la révolution et
il est utilisé comme carrière de pierre. Depuis 1983, notre
association oeuvre pour sa mise en valeur et effectue des
travaux de sauvegarde bénévolement. Le château est inscrit à
l'inventaire des monuments historiques depuis 1923.
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